dimanche 24 mai 2015

San Pedro de Atacama

Situé au cœur d’un Oasis en plein désert d’Atacama, San Pedro est un village de maisons en brique de terre. On y accède par avion, vol Santiago – Calama. San Pedro est à une centaine de kilomètres au sud-est de Calama. Ensuite on peut prendre un transfert direct depuis l’aéroport vers San Pedro via l’entreprise TransferLicancabur par exemple ou prendre un taxi de l’aéroport jusqu'au centre de Calama puis un bus pour San Pedro (option un peu plus économique mais plus lente).



Même si San Pedro est envahi de touristes surtout en haute saison, le village conserve un certain charme avec ses ruelles en terre, sa place et sa petite église.


Le Solmaforo indique le niveau des UV

Entrée cimetière de San Pedro

La place du village

La rue Toconao

La place de San Pedro et le volcan Licancabur en fond

Le volcan Licancabur


Depuis San Pedro une multitude d’excursions et d’activités sont proposées et on trouve une beaucoup d’agences dans les rues principales (Caracoles et Toconao). Toutes les agences ne se valent pas et il vaut mieux faire son choix en fonction de ce que disent les guides voyages ou les touristes qui sont passés avant vous.
Mon choix se porte sur Maxim Experience, agence recommandée par mon guide et testée cette année et il y a deux ans et demi. L’agence propose tous les tours classiques autour de San Pedro.

Les hôtels sont nombreux à San Pedro et il y en a pour tous les gouts et tous les budgets. Je tiens à recommander ici l’hostal Lackuntur. Un joli hôtel avec un patio et petite piscine. Les chambres et les dortoirs y sont confortables et très propres. Contrairement à beaucoup d’autres hostals, les sanitaires communs pour les gens dormant en dortoirs sont impeccables et les douches fonctionnent bien.  Point négatif : le petit déjeuner n’est pas inclus.



Mes deux coups de cœur gastronomique :

Petit déjeuner : le salon de thé O2, situé sur la rue Caracoles, propose de délicieuses formules  avec du pain et confiture, des omelettes, des crêpes ou encore des sandwichs pour environ 2500/3000 pesos. En plus le patio est très agréable pour y savourer son petit déjeuner.





Pour ceux qui veulent déguster de vraies viennoiseries françaises au cœur du désert de l’Atacama, une boulangerie a ouvert au village. La Franchuteria propose tous les matins des baguettes fraîches ainsi que pains au chocolat et croissants. Le local actuel est un peu difficile à trouver mais si vous remontez la rue Gustavo le Paige vers la sortie est de la ville, un panneau indiquant « Baguettes et croissants » vous indiquera l’allée à suivre pour arriver à la boulangerie. Quant au nom de la boulangerie, il vient du surnom amical que les chiliens donnent aux français, les franchutes !


mardi 12 mai 2015

Rusalka al Teatro Municipal

Vendredi dernier, je suis allée a la premiere de Rusalka au Teatro Municipal de Santiago.



Le Teatro Municipal est situé dans le centre de Santiago est a été inauguré en 1857 avec l’opéra Ernani de Verdi.




Cette année la programation lyrique est intéressante avec notamment Rusalka, Madame Butterfly ou encore Le turc en Italie.

dimanche 26 avril 2015

Un samedi avec le Club Aleman Andino : Cerro del Medio

Bonjour,

Samedi je suis partie en randonnée pour la première fois avec le Club Aleman Andino : DAV (Deutscher Andenverein). J’avais choisi une randonnée assez courte et de difficulté moyenne pour reprendre le sport tranquillement après quasiment trois semaines d’arrêt.

Direction le Cerro del Medio (Mont du Milieu) qui doit son nom à sa position géographique, au milieu de nombreux autres sommets comme la Sierra de Ramon, le cerro La Parva, Le Plomo, l’Altar ou encore le Cerro Manchón.



Nous avions rendez-vous à 8h samedi au siège du DAV à Providencia. De là nous avons pris la route qui mène à Farellones. Nous avons commencé à marcher vers 8h45 et il faisait assez frais mais au bout de 20 minutes de marche, nous avons pu enlever vestes et polaires. L’ascension dure environ  2h30 à un rythme régulier.




Au sommet nous avons pu profiter d’une vue spectaculaire sur les sommets alentours, dont le fameux Plomo, trois semaines après ma tentative d’ascension. Malheureusement, la vue était un peu troublée par le nuage de cendres du volcan Calbuco tout juste arrivé à Santiago.



Au sommet, nous avons pris le temps de manger un bout et de lézarder au soleil. La descente s’effectue par le même chemin qu’à l’aller.

Une excellent petite rando pour se remettre en jambe.


A bientôt !

lundi 6 avril 2015

Cerro el Plomo !

Il y a un peu plus d’un mois, je me suis inscrite pour participer à une expédition au Cerro El Plomo. Cerro signifie colline en français mais ici au Chili un cerro c’est aussi bien une colline qu’une montagne. Le Plomo culmine à 5424m et on peut l’observer depuis Santiago. Cette montagne est chargée de symboles puisque les incas en avaient fait un lieu de cérémonie et une momie d’un enfant y a été retrouvée.

Vendredi 3 avril

Il est 7h et tout le groupe se retrouve au point de rencontre. On fait connaissance, on discute de l’expédition et nous partons vers la station de ski Valle Nevado située à 46 km à l’est de Santiago.

Valle Nevado

Valle Nevado
A notre arrivée, les mules et les muletiers nous attendent. Nous leur donnons nos sacs (les sacs les plus lourds avec la tente, les duvets, les tapis de sol, les ustensiles de cuisine…), ce qui nous permet de garder sur nous juste un petit sac avec de quoi manger et se couvrir pour la journée.
Il est environ 10h quand nous commençons la randonnée. Il me faudra environ 8h pour rejoindre le camp de base (4100m) depuis Valle Nevado (3025m), une marche de 15km environ. Le chemin est clair et de difficulté moyenne avec quelques passages plus pentus. Vers 14h, nous arrivons à Piedras Numeradas, un espace de verdure au cœur d’une vallée. C’est l’heure de la pause déjeuner : enfin ! Mon corps commençait à manquer d’énergie.

Piedras Numeradas et le Plomo en fond

Piedras Numeradas

A partir de là le chemin n’est plus que montées, alors qu’avant il alternant entre descentes et montées. L’altitude commence à se faire sentir et je remercie Leo, qui est resté avec moi tout au long de cette première journée pour m’aider à trouver mon rythme de marche et mon rythme respiratoire. Plus on monte, plus il est important de respirer de manière régulière et profondément.
Il est 18h quand j’arrive au campement, épuisée. Merci Helen d’avoir monté la tente en m’attendant. Nous avalons quelques pâtes et nous allons dormir. La nuit fut froide, mais j’avais un super duvet qui m’a permis de dormir au chaud. Le réveil est douloureux pour les jambes mais aussi pour le dos…

Samedi 4 avril

Certains de mes camarades ont des maux de tête et/ou des nausées, symptômes typiques de l’altitude. Pour ma part, je me sens vidée de toute énergie, faire 50m pour aller aux toilettes et un effort considérable et je m’essouffle vite. Bienvenue en altitude !
Cette journée de samedi est une journée d’acclimatation et de repos. Nous prenons donc notre petit déjeuner tranquillement : thé, café, pain, beurre de cacahouète, un luxe bienvenu après une nuit agitée.

Vue en sortant de la tente...

Le campement

Le campement

Programme du jour : une « petite » marche vers La Olla située 150 m plus haut que le campement.
Je me prépare et nous nous mettons en route. 10 minutes plus tard, je suis obligée de revenir au campement. Je n’ai plus de force pour marcher.
Le groupe revient un peu plus tard et nous faisons une réunion pour préparer l’ascension au sommet du lendemain. Le groupe est donc divisé en trois selon les capacités de chacun. Avec quelques autres, je fais partie de ceux qui resteront au campement. Il y a ensuite un groupe numéro 1 qui comporte les personnes les plus aptes à atteindre le sommet et un groupe numéro 2, avec des gens qui iront certainement un peu moins vite et ne pourront atteindre le sommet.
Apres cette réunion, nous préparons notre repas et nos affaires. Il nous faut aussi faire fondre de la neige pour remplir nos bouteilles et cela prend du temps.
A 18h tout le monde part se coucher, car ceux qui tenteront l’ascension le lendemain devront se lever à 1h30. Cette seconde nuit fut plus froide, et j’ai entendu ma camarade de tente grelotter de temps en temps.

Le Plomo depuis le campement



Dimanche 5 avril

Il est 1h30, je l’entends se lever. C’est l’heure du grand départ pour certains.
Helen est de retour dans la tente 45 minutes plus tard, elle n’a pas supporté les chaussures de haute montagne (plus grosses et plus rigides que des chaussures de randonnée).
Réveil tranquille et déjeuner avec les restés au camp comme moi. Lors du petit déjeuner, les discussions vont bon train : qui ira au sommet ? À quelle heure vont-ils revenir ?
Lever de soleil
Un peu plus tard, quelques personnes sont de retour, épuisées, elles ont quand même atteint les 4800m. Nous les accueillons avec un café bien chaud pour écouter leur récit. Là-haut il y avait beaucoup de vent et il faisait très froid. Le froid a été le facteur déterminant dans leur décision de faire demi-tour.
En attendant le reste du groupe, nous désinstallons le campement et préparons nos sacs pour le retour vers Valle Nevado.
Un peu avant 14h, les trois personnes qui ont atteint le sommet sont de retour heureux et épuisés. Ils n’auront pourtant pas beaucoup de temps pour se reposer puisqu’il nous faut revenir à Valle Nevado et il faut compter entre 5 et 6h de marche.

Retour vers Valle Nevado

Retour vers Valle Nevado

Nous regagnons les voitures vers 20h et Santiago vers 21h30.


Je suis très heureuse d’avoir participé à cette aventure et je pense le refaire avec une bien meilleure préparation physique en altitude.

Merci a Ulises de Chilenooks pour l'organisation de l'expédition et les précieux conseils pendant ces trois jours.

lundi 16 mars 2015

Vendimia de Santa Cruz !

Le mois de mars marque le début des vendanges au Chili et de nombreuses vendimia ont lieu dans tout le pays. Il y a deux semaines je suis allée à la vendimia de Santa Cruz.

La journée a commencé par la visite du domaine Viu Manent. Le tour se fait en calèche et l'on peut même goûter à différentes sortes de raisins.




La visite s'est poursuivi par une dégustation de 5 vins dont je dois quand même dire qu'ils ne m'ont pas tous séduite. Cependant j'ai apprécié la sympathie du guide et le service irréprochable pendant la dégustation.



Nous avons ensuite rejoins le centre ville de Santa Cruz où se déroule la vendimia. De nombreux producteurs sont présents pour faire goûter et vendre leurs vins. Le principe est simple, on achète son verre à l'entrée avec 4 coupons de dégustations ( 5 500 pesos environ) et l'on se dirige vers les stands des producteurs qui nous intéressent. Tout cela se fait en musique, on peut voir des couples en tenue traditionnelle danser la cueca.




Qui dit dégustation de vins, dit nourriture : toute une partie de la foire était consacrée au stands de nourriture dont les fameuses empanadas, les anticuchos ( brochettes de viande )...


mardi 3 mars 2015

On commence les choses sérieuses : Refugio Plantat

Dimanche, j’avais rendez-vous à 8h avec les participants au trekking et notre guide Juan José Infante de Ecotrekking Santiago de Chile. Nous étions 12 en comptant le guide, dont un groupe de 5 touristes américains bien sympathiques.

volcan San José


Depuis Santiago, il faut suivre la route du Cajon de Maipo puis le chemin de Baños Colina. En tout ce sont environ 75 km dont environ 23 km sur un chemin non goudronné.

Du parking jusqu’au refuge, il y a environ 6km et 700m de dénivelés. Le chemin commence a grimper gentiment pendant 30 minutes puis débouche sur une grande vallée ou il n’est pas rare de croiser des chevaux et des brebis. Il faut faire environ un peu plus de 2km dans la vallée, le chemin est plat et sans difficulté. Au km 3,7 commence la vraie difficulté de la rando. Le chemin continue en zig zag pendant environ 800m. 800m de souffrance car la pente est très inclinée. Ensuite il reste environ 1,5km pour arriver au refuge qui se situe sur un replat.





Le refuge est situé a 3130m d’altitude. D’ailleurs dans la montée, j’ai bien senti l’altitude et j’ai commencé à sentir le changement de pression.

Pour la petite anecdote, le refuge a été construit en 1937 par le grand-père de l’un de mes collègues !



Tout le long du chemin, on a une vue magnifique sur le volcan San José qui culmine à 5856m. Pour les amateurs l'ascension du volcan se fait en 3 jours.





lundi 2 mars 2015

Une mise en jambe : La Calchona

Samedi, retrouvailles avec certains amis d’Internations et d’autres personnes que je ne connaissais pas encore pour une petite randonnée à une cascade dénommée la Calchona.



La Calchona est issue d’une légende chilienne : La Calchona serait une femme sorcière qui a la nuit tombée se transformait en animal en s’enduisant d’une crème magique. Au matin pour reprendre sa forme humaine, elle devait s’enduire de nouveau de la même crème. Un matin, elle ne trouva plus sa crème, qui avait était jetée dans le fleuve par son mari, et resta a jamais une brebis noire.

Le début de la rando se situe un peu apres San José de Maipo à environ 45 km de Santiago.





La randonnée est facile, en 1h30 nous sommes arrivés à la cascade et il y a très peu de dénivelé. Apres un petit bain vivifiant et un pique-nique près de la cascade, nous avons regagné par le même sentier les voitures. 

Tradition oblige, nous avons dégusté la bière bien méritée.